Résumé

Les coûts standard par cas des trois hôpitaux pédiatriques indépendants (Hôpital universitaire pédiatrique des deux Bâles, Hôpital pédiatrique de Suisse orientale à Saint-Gall et Hôpital des Enfants de Zurich) sont nettement supérieurs à ceux des cliniques générales. Polynomics a vérifié pourquoi [1] et conclut que ce n’est pas la conséquence de manques d’efficience. Les facteurs de coût sont les high-outliers plus chers que la moyenne, une palette très étendue et coûteuse de prestations (prestataires de soins finaux) et l’attribution de cas particulièrement complexes et sévè­res, parmi lesquels des enfants atteints d’infirmités congénitales et notam­ment des nouveau-nés malades. Le groupe de diagnostic des nouveau-nés (MDC 15), qui représente les nouveau-nés en bonne santé et malades, est littéralement fatal aux hôpitaux pédiatriques pour enfants. De faibles nombres de cas et le floutage des diagnostics par le système de classification internationale (CIM-10) compromettent la rémunération adéquate des hôpitaux pédiatriques pour le travail fourni. L’intervention actuelle du Conseil fédéral dans le TARMED aggrave encore leur situation. Si la médecine spécialisée pour enfants et adolescents en Suisse doit rester au niveau que l’on considère comme allant de soi dans la médecine pour adultes, des adaptations tarifaires à différents égards sont impératives.
Die Kinder- und Jugendmedizin fristet in der breit gefächerten Gesundheitsversorgung oft ein Mauerblümchendasein. Das mag daran liegen, dass die 20 Prozent unserer Bevölkerung im Kinder- und Jugendalter nur vier Prozent der Gesundheitskosten verursachen, die ­Kinder- und Jugendmedizin weitgehend auf Husten, Schnupfen und Kinderkrankheiten reduziert wird und andere Fachrichtungen daher nicht nur lukrativer, sondern auch anderweitig viel interessanter und spektakulärer erscheinen. Doch der Schein trügt.