Lorsque le 19 août, le conseiller fédéral Alain Berset a présenté son deuxième volet de mesures visant à freiner la hausse des coûts, une mesure a attiré tous les regards: le premier point de contact imposé pour juger si un examen ou un traitement médical est nécessaire. Les réactions ont été immédiates, et peu de chances de réussite accordées à la proposition de supprimer le libre choix du médecin. En fait, il semble peu probable que le modèle du «premier point de contact» reçoive un accueil favorable. Les assurés seraient contraints de choisir un point de contact, ou de se conformer aux dispositions de leur assurance. Ils ne pourraient changer que dans les conditions fixées par le Conseil fédéral (art. 40 a). Ces premiers points de contact se verraient attribuer un forfait fixé par le Conseil fédéral, que le patient assigné reçoive ou non des conseils. Ceux donc qui préfèrent accepter des patients en bonne santé, et évitent ou réduisent ainsi au minimum les traitements, profiteraient de ce nouveau modèle. Inversement, pour les personnes malades, cela pourrait signifier qu’elles auraient plus de difficultés à trouver un médecin, ou à en changer si elles ne se sentent pas bien prises en charge.