Autrefois, il était tout à fait normal d’acheter des disques puis des CD et de les écouter autant de fois qu’on le voulait. C’était la même chose avec les logiciels, qu’on installait sur son ordinateur personnel une fois les droits d’utilisation obtenus. Aujourd’hui, les fournisseurs de logiciels proposent de plus en plus ­souvent leurs programmes uniquement sous forme de services et mettent leurs applications à disposition en ligne pour une durée déterminée via le cloud computing. Ils restent propriétaires et détenteurs des droits sur les programmes d’application, qui n’ont plus besoin d’être installés sur des terminaux. Ce type de prestations est qualifié de logiciel service (SaaS pour Soft­ware as a Service) et, selon le même principe, il est possible de proposer des plateformes ou des infrastructures informatiques complètes sur le cloud (infrastructure service, IaaS; plateforme service, PaaS). Pour les utilisateurs, l’avantage de ce concept est de ne plus ­devoir se préoccuper de l’infrastructure requise pour une exploitation sécurisée de l’application. La seule condition à remplir: avoir un accès internet qui fonctionne. De la même manière, c’est aussi aux prestataires de services à distance de veiller à une exploitation sécurisée et au respect de la protection des données ce qui, en soi, n’est pas un inconvénient: le prestataire a fondamentalement de meilleures dispo­sitions pour actualiser ses systèmes et les exploiter ­selon un standard de sécurité élevé [1].