Depuis 2002, les professionnels de la santé en Suisse sont tenus de déclarer tout effet indésirable grave ou jusque-là inconnu, conformément à la Loi sur les produits thérapeutiques (art. 59 LPTh [1]) et à l’ordonnance sur les médicaments (art. 63 OMéd [2]). Cette obligation de déclarer s’est élargie avec l’entrée en vigueur de la Loi révisée sur les produits thérapeutiques le 1er janvier 2019: désormais, l’obligation de déclarer concerne non seulement quiconque utilise ou remet, à titre professionnel, des produits thérapeutiques destinés à l’être humain ou aux animaux mais aussi quiconque est autorisé à le faire en tant que professionnel de la santé. Par conséquent, l’obligation de déclarer les effets indésirables s’applique aussi aux professionnels dispensant des conseils qui ne remettent pas de médicaments eux-mêmes, par exemple. En révisant la loi, le législateur a renforcé l’importance de la pharmacovigilance.