Sans la numérisation, la médecine ne serait pas au niveau élevé que nous connaissons aujourd’hui en Suisse. La numérisation n’a plus lieu uniquement dans les hôpitaux universitaires comme c’était encore le cas il y a quelques décennies. Elle a fait depuis longtemps son entrée dans le secteur hospitalier et ambulatoire, et donc dans les cabinets médicaux. Le soutien numérique aux décisions et processus cliniques, ainsi que les diagnostics basés sur les nouvelles technologies, font désormais partie du quotidien. Tout comme les dossiers médicaux gérés dans les différents systèmes informatiques des cabinets. En fait, il y a même beaucoup plus de dossiers que de patients: la plupart des patients en ont un chez leur médecin de famille, un autre chez chacun de leurs spécialistes, à l’hôpital, et encore un autre à la pharmacie, auprès des organisations de soins à domicile, etc. Il ne s’agit certes pas de dossiers électroniques du patient (DEP) proprement dits, mais de dossiers médicaux informatisés, et en fin de compte, chaque fournisseur de prestations dispose d’un dossier pour chaque patient, généralement sur ordinateur. Les patients y ont de plus en plus souvent accès, par exemple via des portails proposés par un nombre croissant d’institutions de santé.