Les maladies neurodégénératives ne sont aujourd’hui plus considérées comme des affections monocausales. Elles constituent plutôt un spectre de troubles résultant de mécanismes variés, même lorsqu’elles se manifestent par des symptômes similaires. « Derrière une neurodégénérescence, il n’y a pas un seul processus, mais de multiples mécanismes », a souligné d’emblée le Prof. Tarnutzer. La liste des mécanismes potentiels à l’origine de ces maladies est longue : dépôts pathologiques de protéines, perturbations de la transmission synaptique, anomalies du cytosquelette, crises énergétiques mitochondriales, dommages à l’ADN ou encore processus neuro-inflammatoires. Compte tenu de cette complexité, une approche systématique est essentielle pour assurer une prise en charge optimale. Le Prof. Tarnutzer recommande de partir du symptôme cardinal comme boussole diagnostique : celui-ci oriente vers les diagnostics différentiels pertinents et détermine quels examens complémentaires doivent être envisagés par la suite.