Comment les violences sexuelles sont-elles exercées et vécues au sein des groupes organisés ? L’auteure aborde cette question sous l’angle de la sociologie. Pour ce faire, elle a interrogé 24 personnes : 12 personnes ayant survécu à ces violences et 12 spécialistes disposant d’une expérience dans ce domaine. Elle n’évoque qu’en marge le fait que cette forme de violence a été mise en doute ces dernières années à la suite d’articles tendancieux, voire erronés. À l’accusation selon laquelle les thérapeutes se laisseraient guider par des préjugés ou des théories du complot, elle rétorque que prétendre que les souvenirs de violences rituelles « seraient systématiquement le résultat de thérapies suggestives » relève également du mythe complotiste.