Alexandre Lunel
Le fou, son médecin et la société
La folie à l’épreuve du droit de l’Antiquité à nos jours
Bordeaux: LEH Edition, 2019, 194 pages.
Le statut de la personne présentant des troubles mentaux, sa place dans la société qui cherche à l’inclure ou au contraire – le plus souvent – à l’exclure, y compris la défense de ses intérêts, est un grand sujet. De droit au premier chef, avec de nombreux points de contact et interactions avec la médecine: les médecins sont appelés à soigner ces personnes d’une part et, d’autre part, en tant qu’experts, à se prononcer sur leur capacité de discernement et leur responsabilité – en matière pénale aussi bien que civile. Un domaine passionnant à plusieurs égards, qui connaît des «flux» en fonction de l’évolution des idées quant aux droits des personnes et, aujourd’hui, du développement des neurosciences – qui pourraient apporter des éléments potentiellement déstabilisants pour les doctrines pénales en place. «La médecine et la police ont en commun de pouvoir porter atteinte à l’intégrité d’autrui afin de protéger la société, tandis qu’il incombe à la justice de fixer les règles encadrant ces interventions», rappelle la préface.