Nous devons prendre cette préoccupation au sérieux [1]. Non pas parce que le système de santé de notre pays se distingue par un niveau de coûts particulièrement élevé en comparaison internationale : avec 11,7 % du PIB consacré aux dépenses de santé, la Suisse se situe entre l’Allemagne et la France, deux pays à niveau de vie comparable [2]. Mais parce que son financement est de plus en plus perçu comme injuste par de nombreux ménages et que cette évolution a des répercussions directes sur les soins.