Qui n’a jamais fait l’expérience de l’absurdité de la bureaucratie au quotidien ? Beaucoup d’entre nous ont déjà été confrontés à ce type de situations : des patients qui ont besoin de matériel pour l’incontinence et qui doivent « prouver » la fréquence de leurs pertes ; des patients atteints de diabète, traités depuis longtemps selon les guides de pratique et la liste des spécialités, qui reçoivent de leur caisse-maladie un questionnaire long comme le bras leur demandant depuis quand ils souffrent de diabète, quelles sont leurs valeurs et quels médicaments ils prennent ; ou encore des patients bénéficiant d’un traitement de longue date, pour lesquels on nous demande de réaffirmer l’indication à grand renfort de formulaires et d’attestations supplémentaires. Sous prétexte de devoir vérifier la prise en charge par l’assurance obligatoire des soins, ces démarches administratives font perdre un temps précieux aux médecins de famille comme aux patients. Mais s’agit-il vraiment d’une obligation ?